La
première chose à comprendre quand on parle d’accompagnement, c’est qu’il s’agit
d’une procédure facultative, dont le choix vous revient. Les organismes
valideurs comme les structures privées auront tout intérêt à vous pousser à
considérer cette étape comme indispensable, dans la mesure où c’est bien
souvent la partie la plus coûteuse de la démarche en VAE pour le candidat. Or,
si il n’est aucunement question de remettre en cause les vertus de l’accompagnement,
il est important de bien considérer avant tout chose qu’en tant que
« droit individuel », la VAE est une démarche éminemment personnelle,
dont les tenants et les aboutissants dépendent avant tout de vous-même, de
votre expérience, et de votre capacité à prendre de la distance par rapport à
votre parcours dans le but de le formaliser par écrit, de le penser sous un axe
nouveau qui vous permette de théoriser en partie les activités que vous
réalisez tous les jours dans votre vie professionnelle.
Choisir un
accompagnement passe par une mise en perspective des besoins que vous avez et
de la nature de l’aide qui peut vous être apportée. Si vous êtes à la recherche
d’une méthode, si vous avez un réel besoin d’être mis sur la bonne voie, alors
un accompagnement se révèlera sûrement salvateur. En revanche, dans le cas où
la démarche de VAE vous semble claire, et que vous comprenez parfaitement ce
que l’on attend de vous, il est envisageable de produire les documents
nécessaires par vous-même. De plus, les méthodes d’accompagnement pouvant être
totalement différentes d’un organisme à un autre, il en résulte une forte
inégalité des chances entre les candidats. C’est pourquoi il convient de ne
surtout pas négliger l’étape de prise d’information, en prenant le temps de
consulter d’anciens candidats par exemple, et d’analyser leur vécu. Nous ne
saurions trop vous recommander de bien prendre le temps de réfléchir à cette
étape, et de choisir l’accompagnement qui vous convient en fonction de vos
besoins. Un œil extérieur peut s’avérer primordial pour réussir votre démarche,
ne vous en privez pas, quelle que soit sa forme. Il est tout à fait envisageable
de choisir d’effectuer et de réussir sa VAE par soi-même, grâce notamment à une
démarche de travail collaboratif et à des outils d’accompagnement comme en
propose objectif VAE. L'effet que peut avoir un accompagnement efficace sur la
réussite du candidat doit être un facteur déterminant
Dans un
premier temps, une fois l’étape purement informative passée, l'accompagnement
va principalement concerner la définition de votre projet et une aide au choix
de diplôme. Pour cela, deux démarches aux objectifs identiques : les
entretiens individuels et les ateliers collectifs de 8 à 12 personnes, selon
les organismes. Dans les deux cas, il s’agit d’aider le candidat à établir un
repérage, dans son parcours professionnel, des expériences les plus
significatives et les plus en phase avec le référentiel professionnel dont
dépend la certification visée, et un recadrage si besoin est. Les modalités de
l’accompagnement peuvent être différentes en fonction du profil du candidat et
du positionnement du financeur. Dans un premier temps, que ce soit
collectivement ou individuellement, le candidat va être suivi lors de sa prise
de connaissance des référentiels et aidé à les comparer à son expérience
personnelle. Puis il va s’entretenir avec un ou plusieurs enseignants de la
spécialité postulée et un conseiller d'orientation, un conseiller en formation,
ou encore un spécialiste de l'analyse du travail et de l’accompagnement en VAE,
dépendant de l’organisme accompagnateur. Les entretiens individuels se substituant
d’ailleurs parfois aux ateliers collectifs.
Dans un
deuxième temps, c’est-à-dire après la recevabilité de votre démarche prononcée
par l’organisme valideur, l’accompagnement va prendre la forme d’un atelier
méthodologique ayant pour finalité de vous aider à formaliser votre expérience,
à rédiger le livret 2 de validation. Il s’agit donc d’une aide méthodologique
qui porte sur l’appropriation du dossier, en apportant un support quant à la
description des activités de l’expérience et à l’évaluation des compétences.
C’est aussi une fonction de conseil dans la manière d’analyser l’expérience et
de la restituer dans le dossier qui est apportée. Bien évidemment,
l’accompagnateur ne va pas rédiger le livret à votre place, mais bien vous
aider à mettre des mots sur votre expérience, vous apprendre comment la
formuler pour être en phase avec ce que l’on attend de vous. Néanmoins, le
travail de rédaction restera toujours une étape nécessaire pour vous dans la
perspective de l’obtention de la certification visée, et les quelques heures
d’accompagnement peuvent parfois sembler bien légères en comparaison de
l’obstacle à franchir.
Le
troisième temps se situe après la remise de votre livret 2 à l’organisme
valideur, et est dédié à la préparation à l'entretien avec le jury. Cet
entretien, si il est théoriquement facultatif, est demandé par la quasi-totalité
des jurys. Nombreux sont les candidats à envisager cette étape comme un
obstacle insurmontable. La peur de l’épreuve orale, de gâcher tout le travail
réalisé auparavant, rend l’accompagnement toujours plus demandé pour cette
étape. De façon plus rare, un entretien « post VAE » peut venir clôturer
parfois l’accompagnement, qui se révèle particulièrement utile dans les cas où
le candidat n’a pas validé la totalité de la certification recherchée.
Les délais pour bénéficier d'un accompagnement sont
divers, et s'ils peuvent parfois être décourageants, ils ne doivent pas être le
critère de choix. N’oubliez pas que vous êtes le principal acteur de votre
démarche. C’est à vous de savoir déceler dans votre profil le besoin ou
non et la forme que doit revêtir l’accompagnement qui doit vous être dispensé. Les possibilités sont multiples des organismes publics aux accompagnements spécialisés comme Objectif VAE.